Les secteurs de l’économie

L’économie Malienne reste dominée par le secteur agropastoral qui contribue à la formation du PIB à hauteur de 45%, emploie près de 80% de la population active et participe pour près de 15% à la valeur des exportations.

L’agriculture

Les productions vivrières sont essentiellement de type pluvial. Mais d’importantes réalisations en matière d’irrigation ont profité à la riziculture.

Les principales cultures vivrières sont : le mil, le sorgho, le maïs, le riz, le blé, le niébé, le fonio, les tubercules (igname, pomme de terre, manioc), et pois sucré.

Le coton est la principale culture industrielle du Mali.

photo : l’Essor hors série janvier 2000

Sa production a franchi le seuil de 500.000 tonnes durant la campagne 1998/99. Ce sommet a conforté la place du Mali de premier producteur africain au sud du Sahara et de second sur tout le continent après l’Égypte.

Les autres cultures industrielles sont : l’arachide, le tabac, la canne à sucre.

Les fruits et les légumes sont en expansion. En effet la filière fruits et légumes connaît depuis 1992 une forte croissance après une période de restructuration. Elle représente un nouvel enjeu pour le Mali car la demande intérieure progresse vite et les opportunités d’exportation de produits frais vers l’Europe sont considérables.

Les principaux produits exportés sont les mangues, les haricots verts et les pastèques auxquels s’ajoutent des produits de cueillette comme le karité, la gomme arabique etc.

L’élevage et la pêche

L’élevage qui contribue à hauteur de 10% au PIB, est le troisième produit d’exportation.

photo : l’ESSOR hors série – janvier 2000

Le cheptel estimé à 13,8 millions de petits ruminants et 5,8 millions de bovins est le plus important de l’Afrique de l’Ouest.

Malgré son caractère informel, la pêche constitue un secteur clé de l’économie malienne. En année hydrologique normale, la production halieutique oscille autour de 100.000 tonnes. Confirmant leur position au sein des activités économiques du pays, l’élevage et la pêche ont débouché sur de nouvelles filières : viande, peaux et cuirs, pêche.

L’industrie et les services

L’industrie extractive concerne, le phosphate le marbre, le kaolin et l’or qui, avec une production de 26,427 tonnes en 2000, l’or est devenu le premier produit d’exportation du pays.

Actuellement, le Mali vient au quatrième rang africain après l’Afrique du Sud, le Ghana et le Zimbabwe.

Vue de la mine d’or de Morila et

de son unité de traitement inauguré le 15 février 2001 (photo CNPI)

Trois gisements aurifères, sadiola, syama et Morila sont actuellement exploités. D’autres vont entrer prochainement en production : Loulo, Kodiéran et Kalana.

Les principales branches de l’industrie manufacturière sont les industries agroalimentaires (42%) et textiles (40%), viennent ensuite le BTP, l’électricité et l’eau, les matériaux de construction, le bois, le papier, les industries mécaniques et électriques.

La démocratisation du pays, la libéralisation économique constituent aujourd’hui un environnement propice au développement du secteur bancaire et de celui des assurances.

Cinq compagnies composent le marché malien de l’assurance. Il s’agit de la CNAR, LAFIA, COLINA S.A, AGF, Sabu Nyuman.

Photo : graphique industrie

Il existe pour les entreprises un secteur bancaire à vocation nationale et internationale. Le pays est doté de neuf (9) banques qui sont : la BDM SA, la BNDA, la BIM SA, la Bank of Africa, la Banque Commerciale du Sahel, la Banque de l’Habitat, la SOMAFI, l’ECOBANK, la BICIM. D’autres institutions financières non bancaires complètent l’ensemble. Il s’agit des chèques postaux, du Crédit Initiative et des nombreuses caisses d’épargne.

Aujourd’hui, le secteur bancaire bénéficie d’un outil très performant dans le transfert de fonds : le Western Union.

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