Le défit du développement local

Le développement est un processus de création, de rétention et de distribution des richesses sur un territoire progressivement contrôlé par l'ensemble de ses habitants.

Le développement local est avant tout un processus de mobilisation des acteurs locaux. Le développement d'un territoire passe nécessairement par la mobilisation des acteurs locaux de ce territoire autour de projets communs. La mobilisation suppose une forte cohérence entre individus et entre groupes, une harmonisation des intérêts qui favorise l'intégration des initiatives de base.

Le développement local renforce l'identité et la cohésion socioculturelle, crée des espaces de coopération, de dialogue, de réflexion et de créativité, et constitue également une alternative aux modèles classiques de développement.

Le développement local est difficile voire même impossible à promouvoir lorsque, par exemple, l'administration est trop centralisée ou trop coercitive au point d'imposer son propre modèle de développement et de ne pas laisser de place aux initiatives locales.

Tel a été le cas au Mali jusqu'à la mise en place de la nouvelle politique de décentralisation. Durant plusieurs décennies a prévalu une politique économique fortement centralisée. Le développement régional et local de ces années, sous tendu par la Taxe de Développement Régional et Local (TDRL), est resté sans réel encrage et d'une application très incertaine dans un contexte ou l'emprise de l'État était toujours forte. Faute d'avoir été associé aux choix des actions du développement local, les populations ont tout ce temps mal appréhendé l'espace géographique et économique dans lequel développement devait s'exprimer et y ont donc peu contribué.

Une autre difficulté à laquelle le développement local a fait face au Mali est la faiblesse des revenus des populations. Les efforts de développement ont toujours buté sur l'extrême pauvreté des populations locales. Cette situation a très souvent mis les populations dans la position d'assister qui attendent tout des pouvoirs publics et de l'aide étrangère, tout en étant peu disposés ou incapables de contribuer aux recettes et de mobiliser les ressources internes.

Aussi,

qui, d'une part, retient comme priorité la commune et d'autre part, confère à celle-ci les compétences portant sur des prestations de base.

Rôle des communes dans le développement local

En matière économique, la décentralisation ne doit pas être une occasion de transfert de l'inefficacité du niveau central au niveau local. Le rôle que peuvent efficacement jouer les municipalités en matière économique est essentiellement d'ordre organisationnel ; mettre à la disposition des opérateurs locaux un environnement favorable à leurs activités. S'inscrivent dans ce cadre :
- l'amélioration des infrastructures (voies de circulation) et des équipements de soutien à la production (gares routières, abattoirs, entrepôts frigorifiques, halles et marchés, zone d'activités artisanales, etc. ) ;
- La sécurisation de l'environnement général de la micro-entreprise en matière de règlement des activités économiques, de fiscalités et surtout d'occupation de l'espace (sécurité foncière).

Au-delà de ces types d'interventions génératrices de recettes pour les municipalités, celles-ci peuvent également jouer un rôle d'intermédiation et de structure d'appui capable d'accompagner et de soutenir les initiatives locales de développement : aides à la création d'entreprises, formulation de projets, aides dans la recherche de financement, fournir une formation et une éducation fonctionnelle courte mais permanente et essentiellement centrée sur la société de l'économie, ses rouages son fonctionnement etc...

Les municipalités sont aussi, par les commandes publiques qu'elles lancent, un agent de développement non négligeable
de l'économie locale. Elles peuvent également offrir un cadre
w de négociation à tous les acteurs de la vie économique locale (entreprises modernes, chambre de commerce et d'industrie, chambre des métiers, etc...).

La commune doit produire les services publics qui s'inscrivent dans ses champs de compétences, définies par le Code des Collectivités Territoriales, à savoir :

- l'éducation préscolaire et primaire ;
- la santé communautaire ;
- la programmation du développement local ;
- l'assainissement et la protection de l'environnement ;
- l'aménagement de l'espace ;
- la production le transport et la distribution de l'eau potable et de l'électricité ;
- la création des marchés et foires ;
- l'organisation du transport public ;
- la réalisation et l'entretien des infrastructures routières et de communication classées dans le domaine communal ;
- la gestion domaniale et foncière.

Attendre l'objectif de développement local suppose :

- que les populations aient une certaine maîtrise et appropriation de leur espace ;
- que les Collectivités aient des moyens appropriés ;
- que les populations soient les plus associées.

Aussi, pour répondre à ces objectifs, la Mission de décentralisation et des Réformes Institutionnelles a déjà mis en place un ensemble de stratégie de mise en oeuvre de la décentralisation pour enfin relever le défi du développement local.
Ces stratégies sont :

- Une stratégie de formation des acteurs de la réforme ;

- Une stratégie de transfert de compétences aux collectivités Territoriales Décentralisées ;

- Une stratégie de financement des Collectivités Territoriales Décentralisées.

 

Le défit du développement local

Le développement est un processus de création, de rétention et de distribution des richesses sur un territoire progressivement contrôlé par l'ensemble de ses habitants.

Le développement local est avant tout un processus de mobilisation des acteurs locaux. Le développement d'un territoire passe nécessairement par la mobilisation des acteurs locaux de ce territoire autour de projets communs. La mobilisation suppose une forte cohérence entre individus et entre groupes, une harmonisation des intérêts qui favorise l'intégration des initiatives de base.

Le développement local renforce l'identité et la cohésion socioculturelle, crée des espaces de coopération, de dialogue, de réflexion et de créativité, et constitue également une alternative aux modèles classiques de développement.

Le développement local est difficile voire même impossible à promouvoir lorsque, par exemple, l'administration est trop centralisée ou trop coercitive au point d'imposer son propre modèle de développement et de ne pas laisser de place aux initiatives locales.

Tel a été le cas au Mali jusqu'à la mise en place de la nouvelle politique de décentralisation. Durant plusieurs décennies a prévalu une politique économique fortement centralisée. Le développement régional et local de ces années, sous tendu par la Taxe de Développement Régional et Local (TDRL), est resté sans réel encrage et d'une application très incertaine dans un contexte ou l'emprise de l'État était toujours forte. Faute d'avoir été associé aux choix des actions du développement local, les populations ont tout ce temps mal appréhendé l'espace géographique et économique dans lequel développement devait s'exprimer et y ont donc peu contribué.

Une autre difficulté à laquelle le développement local a fait face au Mali est la faiblesse des revenus des populations. Les efforts de développement ont toujours buté sur l'extrême pauvreté des populations locales. Cette situation a très souvent mis les populations dans la position d'assister qui attendent tout des pouvoirs publics et de l'aide étrangère, tout en étant peu disposés ou incapables de contribuer aux recettes et de mobiliser les ressources internes.

Aussi, le développement local apparaît comme un défi majeur dans la nouvelle politique de décentralisation au Mali. En effet, pour se renforcer et s'approfondir, la Décentralisation, facteur de démocratie locale, devra se traduire par une amélioration des conditions de vie quotidienne des populations.

C'est ce seul souci de traduction de la décentralisation sur le vécu quotidien des populations qui a influencé l'ensemble de la stratégie de mise en oeuvre de la décentralisation qui, d'une part, retient comme priorité la commune et d'autre part, confère à celle-ci les compétences portant sur des prestations de base.

Rôle des communes dans le développement local

En matière économique, la décentralisation ne doit pas être une occasion de transfert de l'inefficacité du niveau central au niveau local. Le rôle que peuvent efficacement jouer les municipalités en matière économique est essentiellement d'ordre organisationnel ; mettre à la disposition des opérateurs locaux un environnement favorable à leurs activités. S'inscrivent dans ce cadre :
- l'amélioration des infrastructures (voies de circulation) et des équipements de soutien à la production (gares routières, abattoirs, entrepôts frigorifiques, halles et marchés, zone d'activités artisanales, etc. ) ;
- La sécurisation de l'environnement général de la micro-entreprise en matière de règlement des activités économiques, de fiscalités et surtout d'occupation de l'espace (sécurité foncière).

Au-delà de ces types d'interventions génératrices de recettes pour les municipalités, celles-ci peuvent également jouer un rôle d'intermédiation et de structure d'appui capable d'accompagner et de soutenir les initiatives locales de développement : aides à la création d'entreprises, formulation de projets, aides dans la recherche de financement, fournir une formation et une éducation fonctionnelle courte mais permanente et essentiellement centrée sur la société de l'économie, ses rouages son fonctionnement etc...

Les municipalités sont aussi, par les commandes publiques qu'elles lancent, un agent de développement non négligeable
de l'économie locale. Elles peuvent également offrir un cadre
w de négociation à tous les acteurs de la vie économique locale (entreprises modernes, chambre de commerce et d'industrie, chambre des métiers, etc...).

La commune doit produire les services publics qui s'inscrivent dans ses champs de compétences, définies par le Code des Collectivités Territoriales, à savoir :

- l'éducation préscolaire et primaire ;
- la santé communautaire ;
- la programmation du développement local ;
- l'assainissement et la protection de l'environnement ;
- l'aménagement de l'espace ;
- la production le transport et la distribution de l'eau potable et de l'électricité ;
- la création des marchés et foires ;
- l'organisation du transport public ;
- la réalisation et l'entretien des infrastructures routières et de communication classées dans le domaine communal ;
- la gestion domaniale et foncière.

Attendre l'objectif de développement local suppose :

- que les populations aient une certaine maîtrise et appropriation de leur espace ;
- que les Collectivités aient des moyens appropriés ;
- que les populations soient les plus associées.

Aussi, pour répondre à ces objectifs, la Mission de décentralisation et des Réformes Institutionnelles a déjà mis en place un ensemble de stratégie de mise en oeuvre de la décentralisation pour enfin relever le défi du développement local.
Ces stratégies sont :

- Une stratégie de formation des acteurs de la réforme ;

- Une stratégie de transfert de compétences aux collectivités Territoriales Décentralisées ;

- Une stratégie de financement des Collectivités Territoriales Décentralisées.